En général, les successeurs du grand Enrico Rastelli s'appliquèrent à en retrouver le dynamisme sportif et ils se consacraient surtout à la voltige accélérée des objets. Le jongleur Joe Ortnes, lui, au contraire, s'attachait au répertoire statique du génie italien où le corps du jongleur, ferme en un équilibre difficile à garder, devenait le centre de rotation des objets dont quelques uns, d'ailleurs, devaient demeurer fixes tandis que d'autres tournaient ou virevoltaient. Joe Ortnes avait ainsi composé toute une série de figures compliquées qui témoignaient d'une certaine recherche créatrice et d'une grande dextérité technique. Il appelait le succès. Il ne courait pas le chercher. Rastelli alternait ces deux répertoires avec une nette prééminence du dynamique à la fin de sa carrière contrairement à ses débuts où ce fut le versant statique qui l'emportait. Celui-ci nécessitait un aide fort habile, presque un partenaire comme ce fut le cas pour Ortnes, et puis aussi un matériel. Celui du jongleur que nous évoquons aujourd'hui qui fut le pensionnaire de Jean Houcke au " Teater Circus Carré " en d'Amsterdam en 1939 était d'un pavois forain scintillant, pittoresque et même clinquant, avec une minute curieusement phosphorescente qui n'était pas sans rappeler la toute première prestation de Rastelli à son arrivée en France à l'" Alhambra ".
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