Garanti sans intelligence artificielle
" L'homme qui jouait tous les jours avec la mort ".... Voilà comment on surnommait le grand magicien Harry Houdini en qui certains voient le plus grand de tous les temps, ayant bâti sa légende à force d'évasions spectaculaires, de cascades impossibles et d'un sens inébranlable du danger. De la camisole de force aux aux coffres enchaînés immergés dans l'eau, il semblait ainsi défier la mort à chaque tour. De son vrai nom Ehrich Weisz, né à Budapest en 1874, il avait, dès l'âge de quatre ans, émigré avec sa famille vers les Etats Unis. Très tôt, il se découvrit une passion pour le monde du spectacle - il fit ses premiers pas comme trapéziste dans un cirque d'amateurs de quartier - et tout particulièrement pour la magie. Son idole était le français Robert Houdin dont il s'inspira du nom, Houdini, transformant son propre prénom, Erik, en Harry. Harry Houdini commença sa carrière à la fin du 19ème siècle en compagnie de partenaires tels Jack Haylan, puis de son frère Théodore, rencontrant rapidement un succès phénoménal, avec, entre autres, des tours de magie classiques tels des manipulations de cartes, mais surtout grâce à ses tours d'évasions : le tour de la camisole suspendue, la cellule d'eau chinoise, autrement dit l'évasion dans l'eau, le tour du cercueil enchaîné et enterré, etc.... Au-delà de la scène, Houdini était également un fervent sceptique de l'occultisme à une époque où les adeptes de cette " science " prospéraient. Avant sa mort, il fit une promesse à sa femme, Bess Rahner, qui était aussi sa partenaire, lui promettant de communiquer avec elle depuis l'au-delà s'il le pouvait. Ainsi, chaque année après son décès, celle-ci organisa des séances sans jamais recevoir de message, ce qui renforçait ainsi sa croisade contre l'illusion de l'au-delà. La mort de Harry Houdini reste d'ailleurs assez mystérieuse. En 1926, à Montréal, le maître reçut la visite d'étudiants lesquels lui demandèrent s'il pouvait supporter un coup de poing dans l'abdomen, expérience déjà réalisée à plusieurs reprises. Quelques jours après ce coup, qui fut certes violent, Houdini tomba gravement malade. On lui diagnostiqua une péritonite due à une rupture de l'appendice. Evidemment, il paraît difficile de rapporter cette péritonite à ce seul coup de poing et il semblerait donc logique de penser que ce fut une simple coïncidence. Quoi qu'il en fut, le magicien décéda le 31 octobre 1926, laissant le monde de la magie, mais pas que, sous le choc, cette mort prématurée renforçant encore la légende gravitant autour du personnage. Le magicien qui jouait avec la mort repoussait donc sans arrêt les limites du possible. C'est ainsi qu'en 1918, il présenta un tour inédit : la disparition d'un éléphant. Celle-ci fut réalisée à l'" Hippodrome de New-York ", ce même lieu dont Jean Houcke fut le directeur artistique quelques années plus tôt (1910), un contrat qui aurait d'ailleurs dû se prolonger davantage si le sort ne s'était acharné sur la famille, son frère Lucien tombant gravement malade, décédant, devinez de quoi, d'une péritonite. Jean Houcke n'eût donc pas l'occasion d'engager le grand Houdini sur sa piste. C'était, en quelque sorte, l'histoire d'un rendez-vous manqué....
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